La plieuse manuelle de tôle CORMAK PBB 1270 x 2,0 mm est une presse à plier d’établi conçue pour façonner des tôles jusqu’à 1270 mm de largeur et 2,0 mm d’épaisseur. Elle travaille l’acier doux, l’aluminium et l’inox fin grâce à une matrice composée de douze segments interchangeables de 25 à 270 mm, qui se combinent librement pour former boîtes, caissons, joues et profils fermés. L’angle de pliage se règle de 0° à 135° et l’ouverture de tablier atteint 48 mm, ce qui couvre la quasi-totalité des plis rencontrés en tôlerie fine. Sa structure massive en fonte, son poids de 422 kg et son fonctionnement entièrement mécanique en font une machine fiable, sans entretien hydraulique, capable d’assurer une production régulière en atelier de serrurerie, ventilation ou carrosserie.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Type / Fonctions | Plieuse manuelle de tôle |
| Maniement | Manuel mécanique |
| Capacité de cintrage à froid | Non communiqué |
| Capacité de cintrage à chaud | Non communiqué |
| Largeur de travail | 1270 mm |
| Épaisseur maximale de tôle | 2,0 mm |
| Angle de pliage | 0° à 135° |
| Tablier / segments | 12 segments (25, 30, 35, 40, 45, 50, 75, 100, 150, 200, 250, 270 mm), ouverture maximale du tablier 48 mm |
| Bras de levier | Non communiqué |
| Serrage de la pièce | Non communiqué |
| Butée réglable | Non communiqué |
| Matériau du bâti | Fonte |
| Fixation | Non communiqué |
| Normes | Non communiqué |
| Dimensions | 1710 x 750 x 1420 mm |
| Dimensions d’emballage | Non communiqué |
| Poids net | 422 kg |
| Poids brut | Non communiqué |
Quel type d’usage
Cette plieuse s’adresse aux ateliers qui travaillent la tôle fine au quotidien et recherchent une presse robuste sans dépendance à un circuit hydraulique.
- Serrurerie et métallerie : la largeur de 1270 mm permet de plier en une seule passe des bavettes, des couvertines et des tablettes jusqu’à 1,27 mètre. Pour les tôles d’acier doux courantes de 1,0 à 1,5 mm, la machine garde une réserve de capacité confortable sous son maximum de 2,0 mm, ce qui assure des plis nets et répétables sur de longues séries.
- Gainage et ventilation : les douze segments de 25 à 270 mm se recomposent pour former des conduits rectangulaires, des coudes et des caissons fermés. Cette modularité évite de changer d’outil entre deux fabrications et permet de réaliser des boîtes dont les quatre faces sont pliées sur la même machine.
- Carrosserie et tôlerie fine : l’ouverture de tablier de 48 mm et l’angle réglable jusqu’à 135° autorisent les replis serrés et les ourlets de renfort sur l’aluminium et l’acier mince. Le pliage manuel donne un contrôle direct de la vitesse de descente, utile sur les pièces délicates ou peu rigides.
- Prototypage et petite série : sans temps de mise en pression ni cycle automatique, chaque pli se fait immédiatement à la main. Pour un artisan ou un bureau d’études qui produit quelques pièces par jour, cette réactivité raccourcit nettement la mise au point d’un nouveau gabarit.
Critères techniques décortiqués
Les chiffres annoncés traduisent des choix précis qu’il faut savoir lire avant de valider une fabrication.
- Capacité 1270 mm x 2,0 mm : ces deux valeurs sont liées et atteindre le maximum sur les deux en même temps demande un effort important sur le levier. En pratique, on reste à pleine largeur sur des épaisseurs de 1,0 à 1,5 mm, et l’on réserve les 2,0 mm aux pièces plus courtes pour préserver la rectitude du tablier.
- Douze segments de 25 à 270 mm : chaque segment se monte ou se retire pour libérer le passage des bords déjà pliés. C’est ce qui rend possible le pliage de boîtes fermées, là où une lame pleine bloquerait la pièce sur la dernière face.
- Angle de 0° à 135° : la plage couvre du pli ouvert au repli très fermé. Au-delà de 90°, la lame vient écraser la matière vers l’intérieur, ce qui sert à réaliser des ourlets de raidissement sur les bords sans ajouter de matière.
- Ouverture de tablier de 48 mm : cette course détermine la hauteur de bord déjà formé qui peut encore passer sous la lame. Une ouverture généreuse facilite l’enchaînement des plis successifs sur une même pièce sans avoir à la repositionner sans cesse.
- Bâti en fonte de 422 kg : la masse n’est pas un simple chiffre de catalogue. Elle absorbe les efforts de pliage et limite la flexion du tablier sur toute la largeur, ce qui garantit un angle constant d’un bout à l’autre de la tôle.
- Entraînement manuel mécanique : l’absence de pompe, de vérin et d’huile sous pression supprime une famille entière de pannes. La machine reste opérationnelle sans alimentation et son comportement est entièrement prévisible, ce qui simplifie la formation des nouveaux opérateurs.
Maintenance et longévité
Un entretien simple et régulier conserve la précision d’angle et la souplesse de manœuvre du tablier sur le long terme.
- Avant chaque poste (40h) : essuyez les segments et le tablier pour retirer copeaux et poussières métalliques. Une matrice propre évite les marques d’empreinte sur la tôle et préserve l’arête de pliage.
- Hebdomadaire (250h) : graissez les axes d’articulation et les points de pivot du levier selon les préconisations du constructeur. Une lubrification suivie maintient un effort de manœuvre constant et limite l’usure des paliers.
- Mensuel (1000h) : contrôlez le serrage des fixations de segments et la planéité du tablier à la règle. Un segment desserré dévie l’angle de pliage et se repère vite par une pièce qui ne ferme plus correctement.
- Annuel : vérifiez l’état des butées de réglage d’angle et l’absence de jeu dans les charnières principales. Un jeu naissant traité tôt évite une dérive progressive de la précision et prolonge la durée de vie du bâti.
Accessoires compatibles
Quelques consommables complètent l’usage quotidien de la plieuse en atelier.
- Pour manipuler les tôles à bords vifs sans risque, prévoir des Gants multi-usage en croûte de cuir résistants à l’abrasion.
- Pour saisir les tôles chaudes ou ébavurées, équiper l’opérateur de Gants de soudage TIG en cuir souples et protecteurs.
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